Dans le cadre du OFF de la Biennale de Dakar
La Galerie Mémoires Africaines propose l’exposition

2 ÉCRITURES PICTURALES / 2 ARTISTES :
KASSOU SEYDOU / AMADOU DÉDÉ LY

du 11 mai au 07 juin 2018

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Vernissage vendredi 11 mai  de 18h à 21h

Galerie Mémoires Africaines – Saly


La Galerie Mémoires Africaines présente deux artistes utilisant, chacun à leur manière, la ligne comme une écriture picturale et confrontent leurs dernières œuvres à la calligraphie d’une collection de vingt-quatre tablettes coraniques de la région de Kano, au nord du Nigeria. Les graphismes des uns et des autres  se croisent et s’entremêlent dans un échevellement constant.


Kassou SEYDOU est né en 1971, à Ziguinchor, au sud du Sénégal. Il se forme à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Dakar entre 1998 et 2001. Engagé dans les causes humaines et africaines, ses réalisations sont le fruit d’un apprentissage et d’un partage des techniques et des valeurs artistiques. Partant du constat que tout est écriture et que l’écriture est une ligne déformée, il la conceptualise par des formes régulières appliquées sur ses tableaux. La Galerie Cécile Fakhoury d’Abidjan lui dédie en 2017 une exposition personnelle : Kings of the new cities, puis en 2018, elle présente ses œuvres à la 1-54 Contemporary African Art Fair de Marrakech. Il est lauréat du concours Wapi, section arts plastiques du British Council en 2009.

Amadou Dédé LY est né en 1955 à Dakar. Autodidacte, il est devenu une des figures de « l’École de Dakar ». Artiste mature, il tend vers la stylisation, l’épurement et le graphisme. Sa première exposition a lieu en 1972. En 1975 certaines de ses œuvres sont sélectionnées par le président Léopold Sédar SENGHOR pour être réalisées en tapisserie aux Manufactures Nationales de Thiès. En 1991, il fit partie de l’exposition rétrospective : Anthologie des Peintres Sénégalais à la maison de la culture de Dakar.

Les tablettes coraniques, faites en bois, servent aux enfants, les talibés, à apprendre à lire et à écrire, dans les écoles coraniques. Ces planches ne sont pas décorées, leurs formes sont simples et leurs contenus se limitent à des passages du Coran. Le texte est écrit, puis régulièrement effacé à l’aide d’eau et de végétaux en guise d’éponge, jusqu’au moment où la main de l’élève acquiert l’habileté voulue. La planche incarne la tradition et la transmission du maître à l’élève. Plusieurs de ces tablettes, à l’encre noire, sont conservées dans les musées, notamment au Musée du Quai Branly – Jacques Chirac.


  • Du 11 mai au 07 juin 2018, de 09h à 19h30
  • Dimanche sur rendez-vous
  • Face résidence Émeraude, Saly, Sénégal
  • contact@memoires-africaines.com
  • (+221) 33.957.04.01 / 77.457.06.65