Au Mali, une région pétrie de traditions, les génies offrent une protection bien supérieure à celle que donneraient des chaînes ou des cadenas. Qui oserait s’exposer aux funestes conséquences d’une effraction:

Pour fermer leurs pièces d’habitation, leurs greniers et accessoirement leurs  magasins, les Bambaras, comme les Dogons, utilisent des serrures en bois représentant des figures au symbolisme complexe.

Ces serrures se composent de deux pièces de bois disposées en croix : une partie fixe et verticale, le coffre, fixé à la porte à l’aide de deux fers, et le pêne coulissant horizontalement. Pour fermer la porte, la traverse est poussée à la main et les broches du coffre tombent dans les cavités du pêne qui est alors bloqué. Pour ouvrir, on introduit une clé composée d’un manche en bois et de dents en fer ayant les mêmes écartements que les broches. Les dents viennent s’appliquer en face des trous et soulèvent les broches. On peut alors tirer le pêne et ouvrir la porte. La serrure comprend de ce fait un côté externe et un côté interne, où le mécanisme est visible, mais qui est rendu inaccessible par sa position contre le battant de la porte fixé à l’aide de deux fers.

1 - Dogon
Haut. : 53 cm
2 - Bambara
Haut. : 42 cm
3 - Bambara
Haut. : 45 cm