Dior Thiam est une artiste visuelle multidisciplinaire née en 1993 en Allemagne. À travers différents médiums, elle explore l’altérité et l’altérisation, l’exotisme et le savoir des corps sociaux et individuels. Son travail soulève des questions autour de mémoire et de souvenir tout en s’inspirant d’événements historiques, de poésie et de prose ainsi que d’expériences personnelles. Après avoir commencé ses études en philosophie et en sciences sociales à l’Université Humboldt de Berlin en 2012, elle se tourne vers la peinture, s’inscrivant à l’Académie des Beaux-Arts de Leipzig en 2015. De 2019 à 2020, elle a été étudiante externe à l’Institut pour l’art en contexte de l’Université des Beaux-Arts de Berlin où elle étudie désormais dans la classe de l’artiste Mathilde Ter Heijne.

Son travail a été exposé entre autres à la G2 Kunsthalle Leipzig, Savvy Contemporary Berlin, l’Institut Français Dakar et dans le cadre de Gorée Regards Sur Cours. Au cours des deux dernières années, elle a collaboré et a été présentée en ligne par la Galerie Le Manège Dakar, Garageland Magazine, Institut für Auslandsbeziehungen (IFA), ContemporaryAnd (C&). Sa poésie a été publiée pour la première fois cette année dans le livre Sisters & Souls, New Inspirations de May Ayim, édité par Dr. Natasha A. Kelly. De plus elle a récemment achevé la résidence inaugurale du projet Dekoloniale – culture de la mémoire dans la ville avec une installation et la direction d’une performance commune et publique dans le Treptower Park de Berlin ainsi qu’une résidence d’artiste et expositions d’une série de peintures avec Archive Sites à Berlin. Dior vit et travaille à Berlin.

Une artiste de l’exposition CHAOS.

1 - Série "Codes Postaux" - 2020
Tirage d'art sur papier satiné. Édition limitée à 8 exemplaires. Signé par l'artiste
2 - Série "Codes Postaux" - 2020
Tirage d'art sur papier satiné. Édition limitée à 8 exemplaires. Signé par l'artiste

Codes Postaux :

Le moment de la crise dévoile des notions qui ont longtemps été réalités.

Qui me regarde?
Qui vois-tu quand tu me regardes?
Je n’existe pour toi que devant cette Histoire que tu considères Passé mais qui surgit encore et
encore de tous les côtés.
Tu m’as d’abord codifié, imprimé, collectionné. Tu m’as ensuite envoyé, attaché, exposé.
Mais je me place aujourd’hui et toujours devant ce fond, les bras de celles dont tu n’as jamais connu les noms m’embrassant, me saisissant à travers ton Histoire, inscrivant leurs présences sur mon corps, s’affirmant dans l’immobilité du temps-même. Il s’agit alors d’une notion du temps qui est à la fois arrêt et mouvement, manifestation et camouflage, liaison et décollement.