Djibril Ndiaye est un artiste sénégalais (1945 – 2017). Il rentre en 1964 à l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar (ENBA), en section sculpture (anatomie/histoire de l’art/perspective). Il y obtient un diplôme de sculpteur en 1970.
Entre 1972 et 1996, Ndiaye a été successivement professeur de dessin à l’école Maurice-Guèye, à Dakar, formateur en sculpture à l’Ecole nationale des Beaux-Arts et à l’École Normale Supérieure d’Éducation Artistique (ENSEA) de Dakar, chef du département art de l’ENBA, tout en développant son travail personnel et en effectuant des voyages d’études en Afrique et dans le monde.
Il s’est attaché, dans sa démarche, à compléter sa formation académique en s’intéressant aux techniques de l’artisanat local. Sculpteur et peintre, Djibril Ndiaye réalise des installations et se démarque très vite de ses contemporains en créant des œuvres composées de matériaux à première vue incompatibles. Sa démarche s’inscrit dans le courant de la ‘sculpeinture’, qui fait cohabiter dans l’harmonie ou dans la confrontation et au sein d’une même création plusieurs supports : fil, corde, bois, pagne tissé… Pour l’artiste, la sculpture ne se résume pas à la ronde bosse, à la taille, elle est assemblage de matériaux par un système de ligatures, d’attaches et de collage.
Le parcours de Djibril est riche de nombreuses participations à des salons, expositions et d’autres manifestations culturelles. Exposition d’art à Montréal, au Canada (1966), contribution à l’exposition culturelle des Jeux Olympiques (JO) de Mexico (1967), etc.
Ndiaye a contribué à la Semaine de l’école et de la culture, au Centre culturel français de Dakar (1968), à la Semaine de l’Ecole nationale des arts, au Théâtre national Daniel-Sorano de Dakar et au premier Festival panafricain d’Alger (1969). Il a aussi participé à l’exposition « Dix ans d’art sénégalais », à Stockholm (1970), à la Biennale des jeunes, à Paris (1971), au deuxième Salon des artistes sénégalais, à Dakar (1972), à l’Exposition universelle de Séville, en Espagne (1992), et au cinquième Salon des artistes sénégalais, à Dakar (1992).
Depuis 1992, chacune des éditions de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art) a accueilli ses œuvres. Ces dernières années (2010-2015), Djibril Ndiaye a essentiellement exposé à la Galerie Léopold-Sédar-Senghor du Village des arts de Dakar, dans le cadre du « Off » du Dak’Art.
Il a reçu des commandes de décors pour le Théâtre national Daniel-Sorano de Dakar, pour la mise en scène de « Tête d’Or » de Paul Claudel, des « Bouts de bois de Dieu » d’Ousmane Sembène, et la partie sculpture des décors du film « Les caprices d’un fleuve » de Bernard Giraudeau.
Lauréat du Grand Prix du président de la République pour les arts, en 1991, Djibril Ndiaye était aussi Chevalier de l’Ordre national du Lion depuis 1999.

Technique mixte sur toile de jute marouflé sur bois
Haut. : 120 cm – Larg. : 80 cm

Technique mixte sur toile
Haut. : 90 cm – Larg. : 70 cm

Technique mixte sur toile
Haut. : 120 cm – Larg. : 90 cm

Technique mixte sur toile
Haut. : 150 cm – Larg. : 120 cm

Technique mixte sur toile
Haut. : 146 cm – Larg. : 105 cm

Bois et divers
Haut. : 80 cm – Larg. : 36 cm – Prof. : 21 cm

Suspension Technique mixte
Haut. : 150 cm – Larg. : 110 cm

Suspension Technique mixte
haut; : 147 cm – Larg. : 130 cm

Pierre de lave, bois et métal
Haut. : 70 cm – Larg. : 25 cm


Bois de mokoré et d’ébène, corde et métal.
Haut. : 68 cm – Larg. : 83 cm / Haut. : 75 cm – Larg. : 92 cm
Ces sculptures appartiennent à la série Tapaat, dont l’œuvre Tapaat II reçut le Grand Prix du Président de la République pour les Arts en 1991, sous la présidence de Abdou Diouf.
Le terme « Tapaat » renvoie aux idées de réparation et de raccommodage : un principe que l’artiste traduit plastiquement par l’assemblage de pièces de bois reliées par des cordelettes et des éléments métalliques, créant un réseau de tensions et d’équilibres. Par ce langage sculptural fondé sur la recomposition et la mutation de la matière, Djibril Ndiaye développe une œuvre qui dialogue librement avec les héritages plastiques africains et notamment avec certaines références négro-pharaoniques : comme sur les parois des mastabas de l’Égypte ancienne, le bas-relief devient ici un espace intermédiaire entre architecture et image.
Ces œuvres s’inscrivent pleinement dans cette recherche et témoignent de la manière dont l’artiste réinterprète les formes et les rythmes de la grande tradition sculpturale africaine dans une écriture résolument moderne : Le « parallélisme asymétrique » l’esprit de la pensée esthétique du président Léopold Sédar Senghor où les formes se répondent sans se répéter.
