Passionnée par l’art depuis son enfance, Mariam Niaré, dont le père était peintre, commence la pratique du dessin et de la photographie dès son plus jeune âge. Elle poursuit sa passion en entrant au Conservatoire Des Arts Métiers Multimédia Balla Fasséké Kouyaté. Des études qui lui permettent de suivre plusieurs workshops dont le plus marquant fut, pour elle, celui animé par Hector Mediavilla, qui aboutira à une exposition collective dans le cadre du OFF de la 11ème édition de la Biennale de la  photographie – Les Rencontres de Bamako.  

Par la suite elle participe à de nombreux ateliers de photographie, parmi lesquels ont peut citer ceux encadrés par Jean-Michel Fickinger, Aziz Aissaoui, Houda Ghorbel, Aymen Gharbi. Pour parfaire sa pratique, elle intègre le Collectif Yamarou Photo, grâce auquel elle suit des formations en photographie documentaire, conceptuelle et artistique, dont les plus récentes furent celles animées par Buyaphie Mdledle, Thandile Zwelibanzi et Jabulani Dhlamini. Mariam Niaré est également membre du Collectif Sanou’Art et de l’Association des femmes photographes.

Ces expériences l’ont conduite à explorer de nouveaux univers de la photographie et à participer à plusieurs expositions phares au Mali, notamment à la première édition de Ségou’Art, la résidence et exposition “Quartier libre” organisée par Siif’Art, “60 ART Independence” organisée au Musée National et à la Galerie Médina. Suite à un appel à la co-création impulsé par Lagos PhotoFestival 2020, elle expose également dans le cadre du Digital Home Museum aux côtés d’une centaine d’artistes du continent et de la diaspora.

Révélation de la deuxième édition de l’Inter Biennale avec sa série sur les personnes atteintes d’albinisme, Mariam Niaré vient de recevoir la 2nde place au “Grand prix de la Fondation du Festival sur le Niger” avec sa série de intitulée “Piégé par mon suceur”. Selon les mots du commissaire d’exposition et critique d’art Simon Njami, “la jeune artiste prouve que la photographie n’est pas seulement une reproduction du réel, mais peut être le fruit d’une construction et d’une mise en scène”.

Série MANA (plastique) :

Il ne pèse presque rien, Il se disperse facilement, il se décompose très lentement mais surement. Ce plastique, ces déchets plastiques, intentionnels ou pas, emportés par le vent ou la pluie encombrent le milieu naturel avec un impact sur la faune et la flore. Ils génèrent aussi de la pollution lorsqu’on les brule.
Mariam NIARÉ, victime dans sa chair de la pollution de l’air dénonce à travers son esthétisme féérique un passage sombre de sa vie.
Mana met en scène des corps en mouvement, visible, invisible, intouchable, touchable, qui existe sans exister. Les couleurs fortes et chaudes nous montre le danger que nous encourons.
Consciente de l’urgence environnementale, Mariam nous alerte sur l’état actuel de la planète.
Cette série qui traite de la matérialité nous offre à réfléchir sur nos modes de consommation, mais aussi sert à diffuser un message anti-gaspillage et à mettre l’environnement au premier plan des préoccupations.